Je ne t’ai pas oublié cher Lecteur, simplement, tu ne me paies pas. Donc, forcément, je suis moins assidue. Pour vos propositions de dons veuillez me contacter le plus rapidement
possible ;)
Votre feuilleton de l’année reprend.
Résumé de l’épisode précédent :
Avion Air Austral: 11h de vol pour Réunion-Paris, interminable, mal intense aux fesses, pas dormi…
Escale à Paris : Petit déjeuner avec ma tatie Caro et Manu. Moment très agréable, même si Manu et moi on est très très fatiguées (Air austral oblige). L’aéroport est très grand et les gens
très stressés. Le personnel de l’aéroport est très « vache » entre lui et tout à fait impoli avec tout le monde, on avait l’impression que tout le monde était terroriste. Welcome in
Paris…
Décollage sur Air Canada : Des anglophones et des bilingues partout! Tout le monde est sympa, tout le monde sourit, les sièges sont plus grands. Bref, c’est long, c’est fatiguant, mais
quelle différence comparée à Air Austral! Puis, je prends le temps de découvrir des films ou émissions québécoises.
Première remarque à moi-même : Les canadiens sont-ils tous des basketteurs ? Pourquoi ils sont géants ? Ils devaient vraiment y avoir une équipe de basket dans l’avion…ce
n’est pas possible.
Seconde remarque à moi-même : Les enfants qui parlent anglais, ben c’est « cute ».
Troisième remarque : L’hospitalité et la politesse des québécois, mais aussi celles des nord- américains en général n’est pas un mythe. Au bureau de l’immigration, ça parle toutes les
langues…Vive Montréal.
Arrivée à l’aéroport : Tout est bien organisé, personne ne passe devant l’autre.
Départ de l’aéroport : Coup de pompe général, Les premières questions m’assaillent… « Mais qu’est ce que je fais là ? Dans quoi je me suis embarquée ? Qu’est ce
qu’il m’a pris de vouloir quitter mon île? ». On attend les valises…OUF! Elles sont toutes là !
Pour faire face à mon stress et pour dire que je suis bien arrivée, je décide d’acheter une carte téléphonique prépayée pour appeler la famille. VDM, elle ne fonctionne pas. Je décide d’appeler
Irène, parce que c’est quand même elle qui me loge, VDM, au bureau de change on ne m’a donné que des billets alors qu’il faut des pièces pour les appels locaux. Je suis obligée d’utiliser ma
carte bancaire. Je me calme, vais prendre un chariot pour les valises, VDM il ne roule pas, il fait du bruit, tout le monde me regarde et je bloque sans le vouloir le passage aux personnes
derrière moi, ça y est je suis THE "maudite française"!
Manu et moi on se sépare, non sans angoisses, et on se retrouve seules toutes les deux. Elle va aux résidences de l’UdeM pour une semaine et moi chez Irene qui a bien voulu m’héberger.
Première approche avec un taxi, le premier que je prends (et pas le dernier) de toute ma vie. Je ne parle pas, car trop fatiguée. Je m’endors presque dans le taxi. Je n’ai qu’une seule hâte,
retrouvée Irène. On arrive chez elle, petite peur parce que je ne la trouve pas au bas des escaliers, mais soudain tadaaaaaaa : Visage familier, embrassade, aide pour les bagages. Et puis là
PAF! Première leçon de vie : toujours essayer de préparer le pourboire à l’avance. 50 $ de Taxi, dont 38 pour la course et 12 pour le service. C’était un pourboire qu’il ne méritait pas du
tout, mais je n’avais pas de pièce sur moi. Ici, on dit « sous » pour pièce.
Mais enfin…Je suis arrivée à bon port! Irène me rassure rien que par sa présence. J’appelle la famille sur son Skype (que je vais pas mal squatter toute la semaine). Ouf, une autre pression qui
retombe! Douche, préparation du clic-clac, discussion : je combats intérieurement le décalage horaire…d’ailleurs je le combats toujours aujourd’hui deux semaines après mon arrivée ;)
Merci pour ta patience Irene!
Cette vue de chez Irène fait partie de l’une des rarissimes photos que j’ai pu prendre avant que mon appareil ne me lâche ; le reste des photos, je les ai glanées à droite à gauche, sur
Facebook entre autre. Vous avez vu cette mini-clinique pour transplanter les cheveux ?
Semaine de découvertes et de premières angoisses extrêmes chez Irene. On a fait la carte Opus, La RAMQ (assurance maladie), le plus gros du programme d’études. Elle m’a appris à me diriger dans
le métro, donner beaucoup d’infos, de sorte que j’étais assez à l’avance dans mes démarches et que, par la suite, c’est moi qu’y ai joué les mentors avec les autres étudiants étrangers ;)
Moi et Wumpat après une journée bien chargée, décidons de faire un tour au Starbucks juste en bas. Le Starbucks est la première dépense qui n’était pas vital que j’ai faite! Je vous dit ce
que j’ai commandé pour le fun : Un vivano frappé (ou quelque chose comme ça) fraise banane : délicieux ^^.
On a fait des kilomètres et des kilomètres, monté beaucoup d’escaliers. Montréal, c’est la ville pour se muscler les fesses et les mollets, du moins en été…
Tiens, parlons un peu de la ville et du ciel. Il fait chaud, frais, venteux, pluvieux, on ne prévoit rien. Je me suis quand même acheté un parapluie. Tout est grand, tout est beau, tout est
Nord–américain, tout le monde parle anglais dans le quartier d’Irène. En fait partout on parle anglais.
La ville est très multiculturelle. Je pourrais vérifier ça dans mes résidences, mais ça, c’est un autre épisode…
Je baragouine une sorte d’anglais, mais miracle, on me comprend. De toute façon je n’ai pas le choix, ici, c’est vital. Par exemple, pour aller manger dans un « strabucks » ou un
« subway », il faut savoir switcher en anglais. Pour aller aux résidences le lundi matin, mon chauffeur parlait uniquement anglais. Essayez de trouver un chemin que vous n’avez jamais
fait, tout en expliquant ça en anglais… C’est folklorique! Mais bon, au moins ce chauffeur méritait son pourboire! Très sympa le taximan.
Cette semaine a vraiment était décisive pour moi. On va dire que j’étais encore en transition, j’étais fatiguée tout le temps, j’avais pleins de démarches et en même temps je découvrais la ville.
Je n’avais pas l’habitude de squatter chez les gens, mais Irène m’a mise à l’aise et la plupart de mes angoisses se sont envolées.
Voilà, voilà. Il s’est passée encore énormément de choses, mais c’est trop publique ici pour vous en parler…
J’espère que je n’ai pas été trop longue, parce qu’il y a un autre épisode qui va suivre!
Blogosphériquement votre, Mathilde.